DERRIÈRE LE MASQUE, LE VRAI VISAGE DE TOUTÂNKHAMON

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Statue à l’effigie du roi montant la garde, XVIIIe dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336-1326 av. J.-C.
Statue à l’effigie du roi montant la garde, XVIIIe dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336-1326 av. J.-C. Bois, gesso, résine noire, feuille d’or, bronze, calcite blanche et obsidienne (yeux), 190 x 56 cm Louxor, Vallée des Rois, KV62, antichambre © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy

Plus de cinquante ans après sa première venue à Paris, en 1967, le plus célèbre pharaon de l’histoire égyptienne s’installe avec son somptueux bagage funéraire à la Grande Halle de la Villette. Fruit d’une collaboration entre le Ministère des Antiquités égyptiennes et le musée du Louvre, l’exposition se veut immersive et réunit quelque cent cinquante chefs-d’œuvre de toute beauté… Qui n’a rêvé, enfant, devant ce beau visage juvénile aux lèvres sensuelles et aux yeux fardés… Joyau du Musée égyptien du Caire, le masque en or de Toutânkhamon a, depuis sa découverte en 1922, cristallisé tous les fantasmes, suscité même des vocations… Aussi raffiné soit-il avec ses incrustations de turquoise et de lapis-lazuli, cet ornement funéraire n’était pourtant qu’une des innombrables pièces du trousseau censé accompagner le jeune pharaon dans son dernier voyage. Selon l’égyptologue Dominique Farout, conseiller scientifique de l’exposition, « la tombe contenait en effet autant d’objets que ce que le département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre présente dans l’ensemble de ses salles » ! Pectoral, chaîne et contrepoids en or incrusté avec un scarabée en lapis flanqué d’uræi, XVIIIe dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336 – 1326 av. J.-C., or, argent, cornaline, turquoise, lapis lazuli, feldspath vert,…