Le génie visionnaire du peuple Nasca

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Nasca… À peine a-t-on prononcé ces deux syllabes sonores que surgit instantanément l’image de ces lignes géométriques griffant l’épiderme de la pampa péruvienne comme autant de signes cabalistiques propres à alimenter les théories les plus extravagantes. Gravissant ou descendant les collines, parallèles ou entrecroisées, zigzagant ou épousant la forme d’un colibri, d’une orque, d’une araignée, d’une fleur ou d’un singe, ces tracés gravés sur la roche sur plus de cinq cents kilomètres carrés sont en effet célèbres dans le monde entier. Hélas, les revues sensationnalistes se sont complu dans les théories les plus absurdes pour tenter de comprendre ces mystérieuses zébrures. Certains pseudo-scientifiques ont même avancé l’hypothèse rocambolesque de puissances extraterrestres pour expliquer le fait que les géoglyphes ne pouvaient être observés que du ciel. Depuis le sol, on ne distingue en effet que de longues lignes qui se perdent à l’horizon, alors que d’un hélicoptère ou d’un petit avion (l’auteur de ces lignes en a fait la vertigineuse expérience !), on apprécie pleinement l’étendue et la beauté de leur tracé… Heureusement, l’heure est désormais à la raison et les archéologues péruviens, en concertation avec leurs homologues européens, proposent des pistes de réflexion autrement plus séduisantes. Loin d’être arbitraires ou purement…