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Les bronzes du Luristan : multiples visages d’une civilisation mystérieuse

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Les bronzes du Luristan : multiples visages d’une civilisation mystérieuse

DognyAuction mettra à l’encens le 3 octobre prochain une collection de 36 pièces de bronzes du Luristan provenant de fouilles répertoriées à la fin des années 1970. Toutes les pièces ont été certifiées authentiques par une experte.

Char avec aurige, tiré par deux chevaux. Vers 1000 av. J.C.
Estimation 4000 CHF

Luristan, appelé aussi « Louristan » ou encore « Lorestan », fait référence à une ancienne civilisation dont l’origine et la disparition sont encore inconnues aujourd’hui. Cette civilisation se caractérise par des pièces « votives », majoritairement découvertes dans des tombeaux datant de près de un à deux millénaires avant Jésus-Christ, en Iran occidental, dans la chaîne montagneuse du Zagros, dont la majorité des sommets sont nichés à plus de 2000 mètres d’altitude.

Idole en bronze sur son support représentant le dieu Gilgamesh, Ier millénaire avant J.C.
Estimation 2000 CHF

Les premières pièces sont trouvées fortuitement vers 1928 par un paysan labourant son champ, qui voit surgir de la terre un étrange objet. Il s’agit d’une pièce en bronze. En 1938, une première expédition archéologique prend place suite à l’engouement des collectionneurs et musées essentiellement européens et américains. Séduits par leur iconographie originale et riche, la finesse de leur réalisation et leur beauté sublimée par l’usage du temps, ils se les échangent déjà à prix d’or sur les marchés de Paris et Londres.

La technique la plus courante des bronziers du Luristan était celle de la fonte à la cire perdue dans laquelle le moule n’était utilisé qu’une fois, rendant chaque objet unique. Cette méthode permettait de produire une très grande précision dans l’élaboration des détails, et d’infinies variantes des thèmes représentés de cette mythologie orientale.

Idole porte-épingle au Maître des animaux. Luristan,VIIIe-VIIe siècle
av. J.C.
Estimation 800 CHF

La civilisation du Luristan était probablement constituée de sociétés pastorales semi-nomades ; leur rythme de vie était marqué par les transhumances. L’une de leurs caractéristiques est l’omniprésence des chevaux qu’ils avaient réussi à domestiquer pour les attelages. Des objets équestres, du matériel d’harnachement, soulignent l’importance du cheval et de la cavalerie dans leur quotidien.

 

Aude Campanelli

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