À partir de quand une création horlogère cesse-t-elle de seulement mesurer le temps pour devenir une œuvre ?
Une machine MB&F, à elle seule, interroge. Fondée en 2005 par Maximilian Busser, ingénieur passé par l’horlogerie classique, la maison genevoise a bâti son identité sur une intuition radicale : une montre peut cesser d’être un instrument pour devenir une présence. Un volume. Une œuvre mécanique.
Ses Horological Machines, lancées en 2007, empruntent à la science-fiction, à l’aviation, au règne animal. Elles ne répondent pas à une logique de gamme, mais à une logique de signature : reconnaître immédiatement une vision, avant même de lire un nom. Pour les décideurs du secteur, c’est peut-être là le signal le plus fort : quand la création devient territoire, la marque gagne en profondeur.
L’entrée de Chanel à hauteur de 25 % au capital de MB&F l’a confirmé : l’indépendance, lorsqu’elle est portée par une esthétique forte et un savoir-faire rare, devient un actif stratégique. Non pas une fantaisie de niche, mais un modèle de valeur.
Arthur Dreyfus retrace cette aventure dans son article de notre N°85: « MB&F, quand les machines deviennent œuvres ».
- Artpassions
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