Art moderne, estampes japonaises et masques du Congo: la BRAFA 2018

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La doyenne des foires d’art européenne revenait cette année avec cent trente-quatre  galeries internationales, belges et françaises pour la majorité, un record de fréquentation – soixante-quatre mille visiteurs – et d’excellentes ventes. Si l’art moderne dominait à nouveau, les plus belles pièces se négociaient dans les arts d’Asie et d’Afrique ainsi que pour l’art belge de la fin du XIXe siècle plutôt qu’en peinture, en sculpture ou en arts décoratifs. La question se fait chaque année plus pressante : les galeries d’art ont-elles encore quelques chose à proposer qui ne soit pas les miettes du festin, alors que le nombre d’œuvres de qualité disponibles sur le marché s’amenuise saison après saison et que les grandes maisons de vente – Christie’s et Sotheby’s en tête – multinationales de l’art qu’elles sont, confisquent les pièces les plus rares, les plus chères, les plus exceptionnelles ? Le galeriste à la tête de sa PME ne peut pas faire grand-chose contre les machines à milliards que sont les sociétés de vente aux enchères. Pas moins qu’il ne peut quelque chose contre le fait que plus les œuvres dont il a fait sa spécialité sont anciennes ou proviennent de contrées lointaines, moins les belles pièces disponibles…