CHRONIQUE DE DOMINIQUE FERNANDEZ – EN RELISANT LES MISÉRABLES

0
386
In Artpassions Web
Dominique Fernandez chez lui Photo: Ferrante Ferranti

DOMINIQUE FERNANDEZ de l’Académie française « Nous n’aimons le combat que tant qu’il y a danger ; et, dans tous les cas, les combattants de la première heure ont seuls le droit d’être les exterminateurs de la dernière. Qui n’a pas été accusateur opiniâtre pendant la prospérité doit se taire devant l’écroulement. Le dénonciateur du succès est le seul légitime justicier de la chute ». Combien d’affaires récentes, en France comme en Amérique, ont vu des hommes portés aux nues, encensés tant que la réussite leur souriait, puis, quand on eut découvert en eux quelque tache, quelque faute, brutalement attaqués, démis de leurs fonctions, voués aux gémonies ? Combien d’écrivains, loués, honorés pendant des dizaines d’années, qui ne s’étaient jamais cachés de leurs goûts, soudain conspués, honnis à cause de ces mêmes goûts, retirés des ventes, proscrits ?