CHRONIQUE DE DOMINIQUE FERNANDEZ – EN RELISANT LES MISÉRABLES

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Dominique Fernandez chez lui Photo: Ferrante Ferranti
DOMINIQUE FERNANDEZ de l’Académie française « Nous n’aimons le combat que tant qu’il y a danger ; et, dans tous les cas, les combattants de la première heure ont seuls le droit d’être les exterminateurs de la dernière. Qui n’a pas été accusateur opiniâtre pendant la prospérité doit se taire devant l’écroulement. Le dénonciateur du succès est le seul légitime justicier de la chute ». Combien d’affaires récentes, en France comme en Amérique, ont vu des hommes portés aux nues, encensés tant que la réussite leur souriait, puis, quand on eut découvert en eux quelque tache, quelque faute, brutalement attaqués, démis de leurs fonctions, voués aux gémonies ? Combien d’écrivains, loués, honorés pendant des dizaines d’années, qui ne s’étaient jamais cachés de leurs goûts, soudain conspués, honnis à cause de ces mêmes goûts, retirés des ventes, proscrits ?

DOMINIQUE FERNANDEZ
de l’Académie française

« Nous n’aimons le combat que tant qu’il y a danger ; et, dans tous les cas, les combattants de la première heure ont seuls le droit d’être les exterminateurs de la dernière. Qui n’a pas été accusateur opiniâtre pendant la prospérité doit se taire devant l’écroulement. Le dénonciateur du succès est le seul légitime justicier de la chute ». Combien d’affaires récentes, en France comme en Amérique, ont vu des hommes portés aux nues, encensés tant que la réussite leur souriait, puis, quand on eut découvert en eux quelque tache, quelque faute, brutalement attaqués, démis de leurs fonctions, voués aux gémonies ? Combien d’écrivains, loués, honorés pendant des dizaines d’années, qui ne s’étaient jamais cachés de leurs goûts, soudain conspués, honnis à cause de ces mêmes goûts, retirés des ventes, proscrits ?

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Image de Dominique Fernandez

Dominique Fernandez

Élève de l’École normale supérieure, agrégé d’italien en 1955, Dominique Fernandez devient en 1957 professeur à l’Institut français de Naples. En 1968, il soutient sa thèse sur L’Échec de Pavese, et devient docteur ès lettres. Il partage son temps entre son travail d’enseignant, l’écriture de ses livres et la rédaction de ses articles pour la Quinzaine littéraire, L’Express, le Nouvel Observateur ou Artpassions. Il reçoit le Prix Médicis en 1974, pour Porporino ou les Mystères de Naples, histoire d’un castrat dans l’Italie du XVIIIe siècle. En 1982, son roman fondé sur la vie de Pasolini, Dans la main de l’ange est couronné du Prix Goncourt. À 77 ans, Dominique Fernandez a été élu à l’Académie française le 8 mars 2007, au siège laissé vacant par le décès du professeur Jean Bernard, et reçu sous la Coupole le 13 décembre 2007 par Pierre-Jean Rémy. Grand voyageur, spécialiste de l’art baroque et de la culture italienne, Dominique Fernandez a ramené de ses nombreux voyages en Italie, en Bohême, au Portugal, en Russie, en Syrie, au Brésil ou en Bolivie des récits illustrés . Il est fils du diplomate et critique d’origine mexicaine Ramon Fernandez, à qui il consacre en 2009 un livre, Ramon, et de Liliane Chomette, normalienne, professeur de lettres.

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