FRÉDÉRIC BOISSONNAS LE CHANTRE DE LA MÉDITERRANÉE

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Autoportrait à l'appareil binoculaire, 1900 Tirage au gélatino-bromure d'argent contrecollé sur carton 11,4 x 15,6 cm Inv. y631 04 70 04 Bibliothèque de Genève
Autoportrait à l'appareil binoculaire, 1900 Tirage au gélatino-bromure d'argent contrecollé sur carton 11,4 x 15,6 cm Inv. y631 04 70 04 Bibliothèque de Genève

En 1984, seul un narrateur de la verve de l’écrivain-voyageur Nicolas Bouvier pouvait raconter la saga de la dynastie Boissonnas étalée sur trois générations, à l’occasion de l’exposition que leur consacrait alors le musée Rath à Genève. Le premier de la lignée, Henri-Antoine, graveur de montres converti en eintrephotographe, construit sa réputation sur les prises de vue de montagne et les traditionnels portraits de studio. Frédéric, musicien et passionné d’archéologie, peu fier des fonctions paternelles, hérite cependant en 1887 de la marque de fabrique à la mort prématurée de son frère Edmond-Victor. Il bénéficie des progrès techniques et des procédés tenus secrets par la famille pour inscrire ses regards dans la vague pictorialiste qui se répand en Europe. Médaillé d’or en 1900 à l’Exposition universelle de Paris, il va étendre son empire commercial à la France, où il rachète l’atelier de Nadar, et même à Saint-Pétersbourg, où la cour de Russie trouve en lui son artiste officiel. Assiout procession de pleureuses dans les rues du cimetière, 1929 Tirage aux encres grasses, contrecollé sur carton, 26,4 x 33 cm Inv. CIG FBB p gf11 02 Bibliothèque de Genève Ses autoportraits reflètent les tensions et les charmes d’un visionnaire, désireux par ailleurs…