IRMA BLANK LE BRUIT DU DESSIN

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Le MAMCO présente actuellement l’aspect graphique du travail d’Irma Blank et son rapport à l’écriture, stimulé par une même question : celle du langage, de la déconstruction du langage et de la construction d’un langage universel Toutes les lettres ont d’abord été des signes et tous les signes ont d’abord été des images », pour reprendre les termes de Victor Hugo rédigés sur la route d’Aix-les-Bains un matin de septembre 1839. « La société humaine, le monde, l’homme tout entier est dans l’alphabet. La maçonnerie, l’astronomie, la philosophie, toutes les sciences ont là leur point de départ, imperceptible, mais réel ; et cela doit être. L’alphabet est une source ». Si, avec la naissance de l’alphabet, l’écriture et l’image se sont progressivement séparées, elles demeurent toutefois liées. Le texte continue à « faire image » par la typographie et la mise en page, et il entretient désormais de multiples liens de sens avec l’image comprise comme une illustration. Les écrits d’Irma Blank ont la particularité eux de faire image et de se passer d’illustrations. Lignes, hachures ou lettres ; blancs, noirs et papier ; dessin ou écriture ; abstraction ou transcription ; narration ou graphisme : tout dans son œuvre…