La sculpture italienne de la Renaissance : quand la pierre devint le miroir de l’âme et du corps

0
697
Tullio Lombardo Bacchus et Ariane vers 1505-1510 Kunsthistorisches Museum Vienne Kunsthistorischesmuseum Vienne
Tullio Lombardo Bacchus et Ariane vers 1505-1510 Kunsthistorisches Museum Vienne Kunsthistorischesmuseum Vienne

En réunissant plus de cent sculptures italiennes créées entre 1450 et 1520 provenant du monde entier, le Louvre fournit l’occasion unique d’admirer la variété des approches et recherches des artistes italiens au sommet de la civilisation de la Renaissance. Si la peinture de la Renaissance italienne est constamment célébrée par de grandes expositions à travers le monde (Léonard de Vinci au Louvre, Mantegna et Bellini à la National Gallery l’année dernière, Tintoret à Venise en 2018 pour ne citer que quelques exemples récents), la sculpture de la même époque jouit – et c’est un euphémisme – bien moins souvent des mêmes honneurs : fragile, coûteuse et délicate à transporter, la sculpture est notoirement difficile à exposer. Sujet réputé plus ardu que la peinture, elle séduit moins le grand public, qui est également moins habitué à l’observer. La révolution renaissante s’est pourtant autant faite par la voie du modelage et du travail de la pierre que par celui des pinceaux. Sans Ghiberti et Donatello, il n’y aurait pas eu de Masaccio et de Mantegna. Et n’oublions pas que Michel-Ange était à la fois peintre et sculpteur. L’occasion que donne au public le musée du Louvre d’admirer cent quarante exemplaires de la production…