De tous les criminels, les faussaires restent ceux auxquels on accorde le plus volontiers indulgence et affection. Ils ne dépouillent personne (sauf de quelques billets), ne détruisent rien, ne font disparaître aucune œuvre : leur délit consiste, au contraire, à en faire apparaître une. Et l’objet de leur tromperie demeure une authentique création. Mieux encore : les grands faussaires ne se contentent pas d’imiter des styles. Ils pénètrent dans l’âme des artistes qu’ils « copient », précédant à cet égard l’IA générative, capable de produire à l’infini des . . .
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