Les symphonies picturales de Chu Teh-Chun

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Triomphe de la vie, 2004 Huile sur toile, 130 x 195 cm © adagp.fr

Moins célèbre auprès du grand public que son compatriote Zao Wou-Ki, le peintre Chu Teh-Chun a pourtant accompli la synthèse idéale entre la peinture chinoise classique et l’abstraction occidentale. Alors que vient de s’établir à Genève la fondation qui porte son nom, retour sur la carrière de cet artiste sensible et inspiré… Par Claire Doukhan Sur les photos noir et blanc conservées pieusement par son fils Yvon, qui préside aux destinées de la toute jeune fondation genevoise aux côtés de sa mère et de son épouse Anne-Valérie, c’est la stature imposante et majestueuse de Chu Teh-Chun qui frappe aussitôt le regard. Avec ses cheveux couleur de neige et sa silhouette athlétique avoisinant les deux mètres, le peintre chinois semble animé d’une force immuable. Composition n° 22, 1997 Gouache sur papier, 57 x 76 cm © adagp.fr Or c’est cette même énergie, tellurique et cosmique tout à la fois, qui imprègne en profondeur les vastes compositions de cet artiste adulé par les amateurs d’art et les collectionneurs de son pays d’origine. Ne réconcilie-t-il pas de façon magistrale la peinture de paysage traditionnelle chinoise avec l’abstraction occidentale ? C’est en puisant dans les souvenirs mêmes de sa vie mouvementée que l’on peut…