Rencontre avec Gerhard Richter

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Robert Kopp Après la première grande rétrospective du MoMa, à New York, en 2002, montrée également à Chicago et à San Frncisco, après celles de la Tate Modern de Londres, en 2011, de la Nationalgalerie de Berlin et du Centre Pompidou de Paris, en 2012, sans parler des très nombreuses expositions Richter qui ont eu lieu ces dix dernières années à Dresde, Genève, Madrid, Winterthour, à Baden-Baden, à Edimbourg, à Vienne, à Duisbourg ou au Musée d’art national de Chine, à Pékin, c’est au tour de la Fondation Beyeler de présenter les multiples facettes d’une œuvre qui suscite un engouement irrépressible. À la question de savoir en quoi réside la nouveauté de cette présentation, le commissaire de l’exposition, également l’un des meilleurs connaisseurs du peintre, Hans Ulrich Obrist, répond en soulignant d’abord l’extraordinaire richesse et la très grande variété d’une œuvre dont les débuts remontent aux années cinquante du siècle dernier. En effet, Richter a cultivé les genres les plus divers, des portraits aux paysages, des natures mortes aux toiles abstraites, des tableaux photographiques aux albums. Ainsi, les choix d’une exposition à l’autre ont-ils beaucoup divergé ; le commissaire puise désormais dans l’œuvre de toute une vie. Mais ce qui est…