RODIN ET GIACOMETTI DES HOMMES QUI MARCHENT

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Auguste Rodin (1840-1917) L’Homme qui marche, grand modèle, 1907 Plâtre, 219 x 160 x 73,5 cm Musée Rodin, Paris © Musée Rodin – photo Hervé Lewandowski
Auguste Rodin (1840-1917) L’Homme qui marche, grand modèle, 1907 Plâtre, 219 x 160 x 73,5 cm Musée Rodin, Paris © Musée Rodin – photo Hervé Lewandowski

Premier face à face de deux géants de la sculpture moderne. Curieusement Rodin et Giacometti n’avaient encore jamais fait l’objet d’une telle rencontre au sommet. En partenariat avec le Musée Rodin et la Fondation Giacometti de Paris, la Fondation Gianadda les met en écho et en affinité. Triptyque de l’harmonie, 2016 Acier peint, hauteur 5 m Collection privée © Photo : Pablo Reinoso Dix années séparent la naissance du Grison, en 1907, de la mort du Parisien, en 1917. C’est dire qu’ils ne se sont jamais rencontrés. Mais quand, en 1922, Giovanni Giacometti envoie son fils Alberto à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris, c’est pour lui faire suivre l’enseignement de Bourdelle qui avait été l’élève, puis l’assistant de Rodin : le père de la sculpture moderne, l’homme qui avait jeté la brutalité et la puissance expressive de son modelé à la face bien lissée et bien policée de la sculpture académique officielle. Quand Alberto Giacometti aura renoncé au surréalisme de ses débuts pour renouer avec la figure humaine, Rodin et son « Homme qui marche » se rappelleront à son souvenir. Un dessin de la sculpture du maître en fait foi. Mais quand il signera à son tour…