WEREFKIN ET JAWLENSKY, LA PEINTURE AMBULANTE

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Alexej von Jawlensky Portrait de Marianne Werefkin, vers 1905 Huile sur carton, 71x45cm Collection municipale, Museo Comunale d'Arte Moderna, Ascona Marianne von Werefkin Le danseur Alexander Sacharoff, 1909, tempera sur papier sur carton, 73,5x55cm, Fondazione Marianne Werefkin, Museo Comunale d'Arte Moderna, Ascona
Alexej von Jawlensky Portrait de Marianne Werefkin, vers 1905 Huile sur carton, 71x45cm Collection municipale, Museo Comunale d'Arte Moderna, Ascona Marianne von Werefkin Le danseur Alexander Sacharoff, 1909, tempera sur papier sur carton, 73,5x55cm, Fondazione Marianne Werefkin, Museo Comunale d'Arte Moderna, Ascona

Cette rétrospective au Musée communal d’art moderne d’Ascona, au bord du lac Majeur, est le troisième volet d’une exposition itinérante ayant déjà posé ses valises dans deux hauts lieux de l’expressionnisme allemand, à la Lenbachhaus de Munich et au musée de Wiesbaden. Commissariée par Mara Folini, et réalisée avec le soutien des Archives Jawlensky à Muralto et celui de la Fondation Marianne Werefkin, elle ambitionne de mettre en lumière la relation complexe entre ces deux artistes, couple moins mythique mais non moins mystérieux que celui qui unissait jadis Frida Kahlo et Diego Rivera. Pas moins de cent œuvres se voient ici rassemblées. Y avait-il meilleure étape ultime pour cette exposition que la ville du Tessin où Marianne Werefkin vécut ses derniers jours? Quand on est un artiste peintre né sur les terres de l’Empire russe dans les années dix-huit cent soixante – à Torjok pour Jawlensky, à deux cent dix-sept kilomètres au nord-ouest de Moscou, et pour Werefkin à Toula, à cent quatre-vingt-treize kilomètres au sud de cette même ville – il n’est pas de meilleure formation que l’atelier de Répine. Ce grand observateur, maître de la représentation historique comme naturaliste, ce monstre de la monstration au prénom si éloquent…