Certaines peintures ne demandent rien, sinon du temps.
À La Chaux-de-Fonds, le musée des beaux-arts consacre ses dernières semaines d’été à Marcia Hafif, une Américaine que les musées suisses ont reconnue avant les autres. À Lausanne, le musée cantonal des Beaux-Arts examine deux siècles de sa collection française, contrefaçons comprises. À Metz, Louise Nevelson élève les bois ramassés dans les rues de New York en murs d’ombre et de lumière, cinquante ans après sa dernière exposition en France. À Paris, la Fondation Cartier rejoue face au Louvre, dans l’ancien grand magasin métamorphosé par Jean Nouvel, les expositions générales du XIXe siècle. Et à Aix-en-Provence, l’hôtel de Caumont retrace l’invention des affiches de Toulouse-Lautrec.
Les images vont vite. Les peintures, elles, savent attendre.
Bonne lecture.