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Kupka, Pionnier de l’abstraction au Grand Palais

Article complet

František Kupka, Le Bibliomane 1897 huile sur toile
94 x 151 cm République tchèque, Prague
Collections du Château de Prague (Sbírky Pražského hradu) © Adagp Paris, 2018 © Prague Castle Administration /Photo Jan Gloc

Du 21 mars au 30 juillet, le Grand Palais à Paris expose le peintre tchèque Kupka.

Cette exposition couvre l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, de ses débuts marqués par le symbolisme jusqu’à ses dernières réalisations dans les années cinquante. Grâce au parcours européen de František Kupka (1871-1957), enraciné dans sa Bohême natale, formé dans la Vienne fin de siècle et dans le Paris des avant-gardes, l’exposition conduit à une nouvelle approche de deux courants majeurs des XIXe et XXe siècles, le symbolisme et l’abstraction, dont Kupka fut l’un des principaux acteurs.

František Kupka, Le Rouge à lèvres n°II, 1908, huile sur toile, 73 x 54 cm, France, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, don d’Eugénie Kupka, 1963, en dépôt au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, © Adagp, Paris 2018 © Musées de Strasbourg / Photo N. Fussler

Conjuguant parcours chronologique et thématique, cette exposition rassemble quelque 300 œuvres – peintures, dessins, gravures, manuscrits, journaux, livres illustrés, photographies et films – déployées en cinq sections qui permettent au public d’entrer de façon attractive dans l’univers spécifique du créateur : Chercher sa voie ; Un nouveau départ ; Inventions et classifications ;Réminiscences et synthèses ; et enfin Ultimes renouvellements. Elle met l’accent sur les moments-clés de sa période créatrice, les chefs-d’œuvre symbolistes et les premiers portraits expressionnistes parisiens, son passage à l’abstraction en 1912, le cycle des peintures organiques saturées de couleurs, l’abstraction géométrique finale tout en évoquant des épisodes moins connus comme la période dite « machiniste » à la fin des années vingt.

L’exposition met également en valeur la personnalité riche et singulière de František Kupka, habité par une quête existentielle et souligne son intérêt pour la philosophie, les cultures anciennes et orientales, les religions, la poésie ou encore la science.

 

František Kupka, Autoportrait, 1910, huile sur toile, 46 x 55 cm, République tchèque, Prague
Národní galerie v Praze, National Gallery in Prague, don, 1946, © Adagp, Paris 2018 © National Gallery in Prague 2018
František Kupka, L’Eau (La baigneuse), 1906 – 1909 huile sur toile 63 x 80 cm, France, Paris
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
don d’Eugénie Kupka, 1963, en dépôt au musée des Beaux-Arts de Nancy © Adagp, Paris 2018 © Centre Pompidou, MNAM / CCI,Dist. Rmn-Grand Palais / DR

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