SURIMONO au MAH Genève Jusqu’au 21 août

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Kiyomitsu Torii II (1787-1869) Coordonné et commandité par Ichikawa Hakuen (1791-1859) Édité par Maruya Jinpachi (1766-1861), Célébration du changement de nom de l’acteur de kabuki Ichikawa Danjūrō VIII, 1832
Kien 其園 (actif au XIXe s.) Coordonné et commandité par Chikubatei Célébration de la retraite de la geisha Uno de la maison de geishas Kishimotoya Xylographie en couleur avec karazuri (gaufrage) et kinginzuri (emploi de poudre d'or, d'argent ou autre pigment métallique) Don d'Emilia Cuchet-Albaret, avant 1956 Inv. E 2013-0155 © Musée d’art et d’histoire de Genève À la suite de l’exposition consacrée en 2014 au kabuki, le MAH continue d’exploiter son fonds d’estampes japonaises à travers une centaine de surimono. Ces pièces, en grand format, les plus rares, liées aux arts vivants constituent un témoignage inestimable de la vie artistique et culturelle nippone du début du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Surimono, signifie œuvre imprimée en traduction littérale et désigne des feuilles magnifiquement travaillées , offertes lors de réunions, de fêtes, destinées à marquer une grande occasion au sein de cercles culturels. Ces gravures occupaient donc une place importante dans la vie des japonais. Le texte, souvent sous forme de poèmes (haïku), et l’image à forte valeur symbolique ont fait l’objet d’un intérêt distinct auprès des chercheurs au Japon et en Occident. Les poèmes étaient placés dans un ordre déterminé,  associés à des images qui reflétaient la célébration, la saison et la teneur des textes montrant des facettes intimes de certaines personnalités publiques et tissant des liens entre artistes de l’époque. L’exposition vise à réconcilier ces deux éléments en les considérant comme un tout indissociable. Hasegawa Sadanobu II (1848-1930)...
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Kien 其園 (actif au XIXe s.) Coordonné et commandité par Chikubatei Célébration de la retraite de la geisha Uno de la maison de geishas Kishimotoya Xylographie en couleur avec karazuri (gaufrage) et kinginzuri (emploi de poudre d’or, d’argent ou autre pigment métallique) Don d’Emilia Cuchet-Albaret, avant 1956 Inv. E 2013-0155 © Musée d’art et d’histoire de Genève

À la suite de l’exposition consacrée en 2014 au kabuki, le MAH continue d’exploiter son fonds d’estampes japonaises à travers une centaine de surimono.
Ces pièces, en grand format, les plus rares, liées aux arts vivants constituent un témoignage inestimable de la vie artistique et culturelle nippone du début du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.
Surimono, signifie œuvre imprimée en traduction littérale et désigne des feuilles magnifiquement travaillées , offertes lors de réunions, de fêtes, destinées à marquer une grande occasion au sein de cercles culturels.
Ces gravures occupaient donc une place importante dans la vie des japonais. Le texte, souvent sous forme de poèmes (haïku), et l’image à forte valeur symbolique ont fait l’objet d’un intérêt distinct auprès des chercheurs au Japon et en Occident. Les poèmes étaient placés dans un ordre déterminé,  associés à des images qui reflétaient la célébration, la saison et la teneur des textes montrant des facettes intimes de certaines personnalités publiques et tissant des liens entre artistes de l’époque.
L’exposition vise à réconcilier ces deux éléments en les considérant comme un tout indissociable.

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Hasegawa Sadanobu II (1848-1930) Coordonné et commandité par Jitsukawa Jitsugorō Célébration du changement de nom de l’acteur de kabuki Arashi Tomosaburō, vers 1875 Xylographie en couleur avec bokashi (dégradé), kinginzuri (emploi de pigments métalliques) et karazuri (gaufrage) Don d’Emilia Cuchet-Albaret, avant 1956 Inv. E 2013-0168 © Musée d’art et d’histoire de Genève

Ce sont des objets précieux auxquels un soin particulier était porté à leur impression avec l’utilisation de techniques raffinées. Ils n’étaient jamais destinés à la vente, leur faible tirage en est la preuve.
Grâce à ces gravures, on pouvait pénétrer dans la vie de gens connus. Elles documentent aujourd’hui un monde quasiment disparu : celui des acteurs, des artistes, des geishas et des poètes. Ces présents , insérés dans une enveloppe, étaient offerts par une personne à une autre faisant partie d’un même cercle culturel.
Un grand soin était également donné à la collaboration entre l’artiste, le poète et l’éditeur pour créer une œuvre d’art remarquable .
L’exposition est organisée en plusieurs sections: Kabuki / Bunraku / Geishas / Cercles littéraires / Amateurs.
Toutes ces estampes proviennent d’une figure féministe genevoise, Émilia Cuchet-Albaret, une physicienne, poétesse, passionnée par le Japon qui  avait rassemblé cet important ensemble racheté en partie par le MAH en 1936 et reçu en don à la fin des années cinquante.

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Utagawa Yoshimine (actif vers 1855-1880) Coordonné et commandité par Ichikawa Udanji (1843-1916) Commémoration de l’acteur de kabuki Ichikawa Kodanji IV, 1878 Xylographie en couleur avec bokashi (dégradé), karazuri (gaufrage), kinginzuri (emploi de pigments métalliques) et tsuyazuri (lustrage noir) Achat, 1936 Inv. Est 0286 © Musée d’art et d’histoire de Genève

Ces feuilles particulièrement fragiles seront changées au cours de l’exposition,  en juin notamment, afin de les préserver .
Un événement à ne pas manquer !

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