Dans Une Saison en enfer, Arthur Rimbaud raconte que de franches hallucinations lui faisaient voir « un salon au fond d’un lac ». À Morges, le Livre sur les quais se contente d’être un salon devant un lac. C’est déjà beaucoup. Et que ce salon se tienne en plein air a de quoi rassurer l’écrivain : il a l’impres-sion de pouvoir s’en évader plus aisément que d’un local fermé.
S’en évader ? Pourquoi ? Mais parce que l’écri-vain, quoi qu’il fasse et quoi qu’on en fasse, reste un . . .
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