Il aura fallu quelques cartons oubliés dans un grenier de Farleys House, la ténacité d’un fils et près de cinquante ans de travail pour que Lee Miller soit rendue à elle-même. Longtemps réduite à sa beauté, à ses maîtres ou à ses amants, la mannequin devenue photographe puis correspondante de guerre entre cet été au musée d’Art Moderne de Paris avec un regard qui n’avait jamais cessé d’être le sien.
Ailleurs, la saison poursuit ce mouvement. À Arles, la photographie célèbre ses deux cents ans et les femmes qui l’ont portée. À Paris, le musée de la Libération retrouve, à travers Robert Capa, l’un des grands regards de 1945. À Zurich, le Kunsthaus accueille les intérieurs silencieux de Vilhelm Hammershøi. À Saint-Tropez, le PAD réunit pour la première fois sur la place des Lices, les grandes galeries du design de collection.
Paris, Arles, Zurich, Saint-Tropez. Une saison estivale pour rendre hommage à celles et ceux que la lumière avait longtemps traversés sans les voir.
Bonne lecture.