À partir de quand une écriture cesse-t-elle d’être un symptôme pour devenir une œuvre ?
Pendant des décennies, les écrits d’Aloïse Corbaz, d’Adolf Wölfli ou de Pascal Vonlanthen sont restés rangés dans des dossiers médicaux. Des pièces de diagnostic, rien de plus.
En 1979, Michel Thévoz, écrivain et historien de l’art, leur ouvre les porte du champ artistique, sous un nom : les écrits bruts.
Rien n’avait changé dans les pages. Tout avait changé dans le regard.
Cet été, la fondation jan michalski, à Montricher, accueille ses écritures qui échappent à la langue.
Une exposition qui à elle seule, nous enseigne qu’une œuvre dépend moins de l’objet que de l’attention que nous lui portons. Et pose au visiteur cette question : que reléguons-nous aujourd’hui à la marge, faute de savoir le regarder ?









