Né à Berlin en 1712, Frédéric Hohenzollern monta sur le trône de Prusse en 1740. De son père, le Roi-Sergent, il hérita le goût des armes et sa politique de conquêtes lui valut le surnom de Grand. Il fut aussi un excellent administrateur, responsable du développement économique de ses Etats. Elevé dès son plus jeune âge dans le culte de la culture française, il devint l’ami des philosophes, qui le rangeaient parmi les «despotes éclairés». A Potsdam, près de sa capitale, il fit élever le charmant château de Sans-Souci, sa résidence préférée, où il hébergea Voltaire pendant trois ans. Il y mourut en 1786, sans postérité.Dans cette lettre, écrite à Potsdam en août 1752, le roi donne des conseils à un jeune homme de sa cour, fils de son ancien ministre des Finances, le baron von Marschall: «…pour travailler aux affaires qui regardent le commerce, il faut qu’on ait une connaissance exacte de toute son étendue et de ses différentes branches… d’ailleurs les livres seuls n’y fournissent pas assez de connaissances (et) mon avis est que vous y songiez mûrement»… etc.Dictée à un secrétaire, la lettre est signée de la main du roi: «Frédéric». Et, comme on le constate, celui-ci s’exprime en français, la langue commune à toute l’élite européenne du temps. (J.C.)
Lettre inédite de Frédéric II
- Chamay Jacques
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