Chostafolie

0
1915

Chostafolie Dominique Fernandez Valery Gergiev, c’est un nom qui est sur toutes les lèvres, à présent, qui vole de par le monde. Homme-orchestre, homme-musique, mais d’abord force de la nature, de cette nature russe dont le premier modèle a été Pierre le Grand. Gergiev est non seulement chef d’orchestre, mais directeur du théâtre Mariinski, qui est redevenu sous son impulsion un des tout premiers opéras en Europe. Combinant toutes les fonctions à la fois, comme naguère un Karajan, il électrise les salles par sa direction à la fois précise et fougueuse. Récemment, il a présenté à Paris la maquette de la seconde salle d’opéra qu’il a fait construire à Saint-Pétersbourg, et qui sera inaugurée le 2 mai prochain. Un événement qui fera date, par l’ampleur du projet, la beauté du bâtiment, la nouvelle dynamique insufflée à la vieille institution impériale. Jamais las de répondre aux questions, il a satisfait aux curiosités des journalistes pendant six heures d’affilée, calme, sûr de lui, courtois. Un vrai modeste, qui n’a pas besoin de se donner des airs pour asseoir son autorité. Je l’ai trouvé changé physiquement : apaisé ce visage émacié de bandit tchétchène, adoucies les pommettes hautes, moins creusées les joues, atténué…